LA CHINE

LA CHINE
bienvenu sur le blog de la chine!!
1er parti : LA CHINE avec dedant :- geographie
- histoire
- la capitale : pékin
- politique
- la langue chinoise
- religion
- vie culturelle

2eme parti : LE KUNG FU avec dedant : - histoire du kung fu
- les styles
- les armes
- technike
- combat
- filmographie

BON COURAGE ET BON VOYAGE O COEUR DE LA CHINE

# Posté le mercredi 23 mars 2005 15:38

GEO

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La chine est délimité par 15 000 km de frontières terrestres, partagées avec 14 pays, et une façade maritime de 11 000 km. La Chine est bordée, au nord, par la Russie et la Mongolie!; au nord-est, par la Russie et la Corée-du-Nord!; à l'est, par la mer Jaune et la mer de Chine orientale!; au sud, par la mer de Chine méridionale, le Viêtnam, le Laos, la Birmanie, l'Inde, le Bhoutan et le Népal!; à l'ouest, par le Pakistan, l'Afghanistan et le Tadjikistan!; au nord-ouest, par le Kirghizistan et le Kazakhstan. La Chine possède plus de 5 000 îles, dont Hainan (34 000 km2), la plus importante, située en mer de Chine méridionale. Au sud-est de la Chine, séparée du continent par le détroit de Taiwan, se trouve la république de Chine ou «!Chine nationaliste

# Posté le dimanche 27 mars 2005 11:36

Modifié le mercredi 20 avril 2005 07:32

HISTOIRE

HISTOIRE
LA CHINE A CONNU BEAUCOUP DE DYNASTIE AU COUR DE L'HISTOIRE! ICI EST PRESENTER UNE PETITE PARTI DE CETTE HISTOIRE DE LA CHINE!

I ) LA PREMIERE DYNASTIE ( XVIII-XII s. Av J.C)

La dynastie Shang ou Yin régna sur le Nord et le centre de la Chine (Grande Plaine du Nord, Shanxi, Shaanxi, Hubei, Anhui, en vert sur le plan ci contre). À partir de 1384 av. J.-C. environ, la capitale fut établie à Yin, près d'Anyang, non loin de la frontière Nord du Hénan. L'économie était essentiellement agricole (mil, blé, orge, riz, élevage. Des armes, des outils et de la vaisselle de bronze retrouvés à l'occasion de fouilles archéologiques ont révélé l'existence d'une métallurgie assez sophistiquée. La Chine des Shang était une société féodale fortement hiérarchisée en classes (aristocratie guerrière, religieux, paysannerie). Les seigneurs guerriers, qui recevaient leur fief du souverain, s'engageaient à assister celui-ci dans ses entreprises militaires. Les religieux, qui étaient aussi des lettrés, s'occupaient de l'administration, participaient au gouvernement et pratiquaient des divinations très élaborées sur des os ou des écailles de tortues. Les rois Shang rendaient un culte à leurs ancêtres royaux et à une multitude de dieux, dont le principal est Shangdi, le "!Seigneur d'en haut!". L'écriture se composait alors de 3 000 signes. Au XIe siècle, les Shang furent renversés par les attaques d'une cité vassale, qui fonda la dynastie Zhou.

II) LA DYNASTIE DES ZHOU (XII s. -221 Av J.C)

Elle est originaire de la vallée du Wei he, la dynastie Zhou établit sa capitale à Hao, près de Xian (Shaanxi). Il y eut d'abord l'époque des Zhou dits "!occidentaux!" (1027-771 av. J.-C.), qui régnèrent sur la moitié nord de la Chine et sur la vallée du Chang jiang. Mais l'immensité du royaume et l'état primitif des communications empêchèrent les Zhou occidentaux d'exercer et de centraliser leur pouvoir. Vers le Xe siècle av. J.-C., des mutations d'ordre social et politique se dessinèrent. Le pouvoir royal ne joua bientôt plus qu'un rôle d'arbitre entre des principautés aux mains d'une noblesse héréditaire. La société Zhou resta profondément rurale (élevage, riz, sorgho, haricots, fruits, etc.). La terre était répartie en parcelles carrées divisées en neuf parties égales. Les huit parcelles extérieures étaient attribuées à huit familles paysannes, qui associaient leurs efforts et leurs ressources pour cultiver la parcelle centrale, dont la récolte était destinée à la noblesse. Ce système fut considéré par les dynasties suivantes comme le mode de répartition le plus juste des terres arables.
Les Zhou gardèrent le contrôle effectif de leur territoire jusqu'en 771 av. J.-C. À cette date, des soulèvements éclatèrent, favorisant l'invasion de tribus venues de l'ouest. Chassés, les Zhou établirent une nouvelle capitale dans l'est, à Luoyang (Henan). Ce fut l'époque des Zhou dits "!orientaux!" (770-221 av. J.-C.). Désormais à l'abri des attaques barbares, les souverains ne purent bientôt plus exercer d'autorité politique ou militaire sur leurs États vassaux, dont beaucoup s'étaient agrandis au point de devenir plus puissants qu'eux. Néanmoins, ils restaient, aux yeux de tous, détenteurs d'un "!mandat du Ciel!". Ainsi légitimés dans leur autorité politique, ils continuèrent à investir les seigneurs du pouvoir de gouverner leurs terres. La dynastie put ainsi se maintenir jusqu'au IIIe siècle av. J.-C. La fin de l'ère Zhou se subdivise en deux périodes : celle des "!Printemps et Automnes!" ou Chunqiu (722-481 av. J.-C.) et celle des "!Royaumes combattants!" ou Zhanguo (475-221 av. J.-C.). Du VIIIe au IIIe siècle av. J.-C., un rapide essor économique s'accompagna de transformations sociales, dans un contexte d'extrême instabilité politique et de guerres quasi incessantes. C'est à cette époque que la Chine entra dans l'âge du Fer, en 513 av. J.-C. La charrue à soc de fer tirée par un b½uf, et l'amélioration des techniques d'irrigation autorisèrent de meilleurs rendements agricoles, et donc un accroissement de la population. La croissance démographique s'accompagna d'une production accrue de richesses et donna naissance à une nouvelle classe de négociants et de commerçants. Les découvertes scientifiques se multiplièrent (tables de multiplication, astronomie, etc.). Dès le VIe siècle av. J.-C., sept royaumes puissants entouraient les royaumes plus petits et plus faibles de la Grande Plaine du Nord. Avec le déclin de l'autorité politique des Zhou et l'émergence de nouveaux États à la périphérie du territoire, les relations s'envenimèrent. À la fin du Ve siècle av. J.-C., la Chine vécut une période de luttes féodales incessantes entre les différents États (Qin, Han, Zhao, Chu, Yan, Qi, Wei) connue sous le nom de "!Royaumes combattants!"

III) LA DYNASTIE QIN (221-207 Av J.C)

En 221 av. J.-C., Zheng se proclama Qin Shi Huangdi ou "!Premier Auguste Souverain de la dynastie Qin!". Cette dynastie donnera son nom à la Chine. Durant son règne (221-210 av. J.-C.), le premier empereur transforma un ensemble hétéroclite d'États quasi féodaux en un empire administrativement centralisé et culturellement unifié, dont la capitale se situait à proximité de l'actuelle Xian. Les aristocraties héréditaires furent abolies et leurs fiefs divisés en provinces dont l'administration fut confiée à des gouverneurs directement nommés par l'empereur. L'écriture fut normalisée et son usage rendu obligatoire dans tout le pays. Pour favoriser le commerce intérieur et l'intégration économique, Shi Huangdi unifia les poids et mesures, la monnaie et la longueur des essieux (qui détermine la distance entre les ornières sur les routes). Leur quête d'une uniformité culturelle poussa les dirigeants à bannir toutes les écoles de pensée qui avaient fleuri à la fin des Zhou. Seul le légisme, qui avait un statut officiel, fut autorisé. En 213 av. J.-C., des confucéens furent enterrés vivants tandis que leurs livres et ceux des autres écoles philosophiques interdites étaient brûlés, à l'exception des volumes de la bibliothèque impériale. Le premier empereur de Chine chercha également à étendre son royaume. Au sud, ses armées atteignirent le delta du Sông Hông (fleuve Rouge), au Viêtnam. Au sud-ouest, l'empire s'étendit à la plus grande partie des actuelles provinces du Yunnan, de Guizhou et du Sichuan. Au nord-ouest, il s'avança jusqu'à Lanzhou, dans l'actuelle province du Gansu. Au nord-est, une partie de la Corée dut prêter allégeance à l'Empire. Cependant, le centre de la civilisation restait dans le bassin du Huang he. Outre l'unification et l'expansion territoriale de la Chine, Shi Huangdi fit achever la construction de la Grande Muraille contre les invasions barbares. Après sa mort, son fils cadet Ying Huhai lui succéda. Il prit le titre de Ershi Huangdi mais tomba rapidement sous l'influence d'un eunuque du palais. Une lutte pour le pouvoir s'ensuivit qui paralysa l'administration centrale et indigna la population. Des révoltes éclatèrent. Ershi Huangdi, contraint au suicide (207 av. J.-C.), ne put éviter l'écroulement de l'Empire.

IV) LA DYNASTIE HAN (antérieur)

Les trois dernières années de la dynastie Qin, marquées par des troubles et la guerre civile, virent l'émergence d'un chef rebelle, d'origine modeste, Liu Bang . Après avoir éliminé les prétendants au trône, Liu Bang se proclama empereur de Chine en 206 av. J.-C. et fonda la dynastie des Han occidentaux (Xihan), ou antérieurs (Qianhan). La capitale fut établie à Changan (actuelle Xian).
Les Han bâtirent leur empire sur les bases unitaires établies par Shi Huangdi. Mais ils abrogèrent les lois les plus contraignantes et allégèrent les impôts les plus impopulaires. L'empereur Liu Bang (202-195 av. J.-C.) commença par octroyer des royaumes à certains de ses anciens alliés et à des membres de sa famille. Cependant, au milieu du IIe siècle av. J.-C., la plupart de ces royaumes furent repris par son fils, Wendi (180-157 av. J.-C.), et l'ensemble de l'empire fut directement soumis à l'autorité impériale. Les Han favorisèrent la renaissance du taoïsme et adoptèrent le confucianisme en tant qu'idéologie officielle. Néanmoins, désireux de le rendre universel, les Han y incorporèrent des idées empruntées à d'autres écoles de pensée afin de compléter l'enseignement laissé par Confucius et ses disciples.
Ils nommèrent les fonctionnaires d'une administration très hiérarchique, héritée des Qin, sur la base du mérite plutôt que de la naissance, suivant là un principe confucéen. La sélection et la qualification reposaient sur des examens écrits. À la fin du IIe siècle av. J.-C., une université impériale fut créée pour enseigner aux futurs fonctionnaires les cinq classiques de l'école confucéenne.
La dynastie des Han antérieurs connut son apogée sous le règne de Wudi (140-87 av. J.-C.). La quasi-totalité de la Chine actuelle était soumise à l'ordre impérial, même si de nombreuses régions, notamment au sud du Chang jiang, n'étaient pas encore complètement assimilées. L'autorité chinoise était établie au sud de la Mandchourie et au nord de la Corée. À l'ouest, les armées Han combattaient les tribus nomades Xiongnu et Xianbei, pouvant être apparentées aux Huns. Elles s'avancèrent jusqu'à la vallée du fleuve Iaxarte (actuelle Syr-Daria, au Kazakhstan), ouvrant ainsi la célèbre "!route de la Soie!". Au sud, elles conquirent l'île de Hainan et fondèrent des colonies autour du delta du Xi jiang ainsi qu'en Annam et en Corée. Seulement, l'expansionnisme de Wudi épuisa les réserves financières laissées par ses prédécesseurs et nécessita un retour au légisme pour renflouer le Trésor public. Les impôts furent majorés, les monopoles d'État restaurés et la monnaie dévaluée. Les souffrances endurées par les paysans furent aggravées par la croissance démographique qui réduisait la superficie des exploitations alors que les taxes augmentaient. Les familles de grands propriétaires fonciers, défiant les collecteurs d'impôts du gouvernement central, acquirent une sorte d'exonération fiscale. Au fur et à mesure que le nombre de ces "!non-imposés!" croissait, l'assiette fiscale de l'empire diminuait. Le fardeau supporté par les ruraux soumis à l'impôt se fit de plus en plus lourd. Les révoltes paysannes se multiplièrent et le banditisme se développa.

Confucius* : C'est un philosophe chinois, fondateur du confucianisme et l'un des plus influents penseurs de l'histoire chinoise. L'enseignement de Confucius n'était pas religieux mais entièrement pratique et d'ordre éthique. Se dit en chinois Kongfuzi (v. 551 av. J.-C.-479 av. J.-C.),

V) LA DYNASTIE XIN (9-23 apr. J-C)

Au cours de cette période de troubles et de désordres, un courtisan ambitieux, Wang Mang, déposa l'empereur, alors enfant, dont il assumait la régence. Il créa la dynastie éphémère des Xin et tenta de restaurer la puissance du gouvernement impérial et d'alléger le fardeau des paysans. Il lutta notamment contre les grandes propriétés exemptées d'impôts. Celles-ci furent confisquées au profit du domaine impérial et redistribuées aux paysans qui les cultivaient. L'esclavage fut aboli, les monopoles impériaux sur le sel, le fer et la monnaie renforcés, et de nouveaux monopoles établis. Mais la résistance des propriétaires était si forte que Wang Mang se vit contraint d'annuler sa réforme du régime foncier. La crise agraire s'intensifia avec la détérioration progressive des systèmes de contrôle de l'eau mis en place dans la Chine du Nord, où une violente insurrection paysanne éclata, en 23 apr. J.-C., sous la conduite des "!Sourcils rouges!". Ces derniers reçurent bientôt l'aide des grands propriétaires, qui prirent d'assaut Changan et parvinrent à tuer l'usurpateur Wang Mang. La dynastie Han fut alors rétablie.

VI) LA DYNASTIE HAN (postérieur) (23-220)

Le prince Liu Xiu (23-55 apr. J.-C.), qui deviendra plus tard Guang Wudi, fonda la dynastie des Han postérieurs (Houhan), ou Han orientaux (Donghan). Leur capitale fut Luoyang. Au Ier siècle apr. J.-C., la Chine poursuivit son extension vers l'ouest. Les Chinois, qui contrôlaient la route de la Soie, développèrent un commerce actif avec les peuples barbares d'Occident. C'est par eux que le bouddhisme fut introduit en Chine. Dès leur accession au pouvoir, les Han postérieurs souffrirent de la faiblesse et de l'inefficacité de l'administration impériale. Comme sous les Han antérieurs, le gouvernement était miné par l'existence d'empereurs encore enfants et par le népotisme des familles impériales. Les empereurs finirent par s'en affranchir grâce aux eunuques du palais, qui gagnèrent du même coup en autorité et en influence. Le gouvernement fut alors déchiré par des querelles intestines entre factions rivales et des luttes de pouvoirs. Entre 168 et 170, fonctionnaires et eunuques s'affrontèrent, les premiers reprochant aux seconds d'avoir usurpé leur fonction légitime. En 184, deux révoltes éclatèrent, menées par des sectes taoïstes. L'une, celle des "!Turbans jaunes!", ravagea le Shandong et les provinces voisines. L'autre, la "!Société des cinq boisseaux de riz!", au Sichuan, ne fut matée qu'en 215 par le général Cao Cao.

VII) La division ( les Wei, les Shu Han, les Wu, les Jin) (220-581)

L'empire des Han commença à s'effondrer lorsque les familles de grands propriétaires fonciers, profitant de la fragilité du gouvernement, constituèrent leurs propres armées. Le pays se fragmenta en trois États et entra dans la période dite des "!Trois Royaumes!", qui inspira de nombreux romans, opéras et récits populaires. En 220, le fils de Cao Cao institua la dynastie des Wei (220-265) dans le bassin du fleuve Jaune, avec pour capitale Luoyang. La dynastie Shu Han (221-263) régna dans le sud et la dynastie Wu (222-280) dans le sud-est. Ces trois royaumes se livrèrent une guerre incessante. En 263, le royaume Wei s'empara de son voisin Shu. Deux ans plus tard, Sima Yan, puissant général du royaume Wei, usurpa le trône et fonda, dans le nord, la dynastie des Jin occidentaux (265-316). En 280, il réunit sous son autorité le nord et le sud. Mais peu après sa mort, en 290, l'unité du pays s'effondra de nouveau, en raison notamment de l'influence des familles de grands propriétaires. Ces derniers jouaient de leur pouvoir par l'intermédiaire du système de classement en neuf grades, établi le plus souvent arbitrairement, par lequel les personnages importants de chaque région administrative classaient les familles et les individus selon les services qu'ils rendaient à l'État.
Les tribus nomades et barbares, que les Han avaient réussi à maintenir aux frontières, profitèrent de l'occasion pour étendre leurs zones de pâturage à la Grande Plaine du Nord. Les invasions débutèrent en 304. La Chine du Nord fut rapidement submergée et, en 316, les tribus nomades chassaient les Jin. Pendant environ trois siècles, le nord du pays allait être soumis à une ou plusieurs dynasties non chinoises.
Au IVe siècle, la Chine était donc séparée en deux. Dans le Nord, ce fut l'époque des "!Seize Royaumes des Cinq Barbares!". Le territoire, très morcelé, avait été envahi par plusieurs peuples barbares (Tibétains, Tanguts, Turcs, Mongols ou Toungouses) avant de passer sous la domination partielle des Xiongnus en 308. Aucune de ces dynasties étrangères ne parvint à dominer la totalité de la Grande Plaine du Nord avant 420, date à laquelle l'ensemble de la région passa sous la domination de la dynastie des Wei du Nord (386-534), fondée par les Tabghach, de fervents bouddhistes. Au cours de la seconde moitié du Ve siècle, les Wei du Nord, dont la capitale était Datong, adoptèrent une politique de sinisation. Le monde agricole fut soumis à une administration bureaucratique, sur le modèle des dynasties chinoises précédentes. Un service militaire obligatoire fut imposé aux tribus. Les coutumes et l'habillement chinois furent adoptés, et le chinois devint langue officielle de la cour. Cette politique de sinisation se heurta à une vive résistance des chefs des tribus nomades. Leur rébellion provoqua la chute de la dynastie des Wei du Nord en 534. Pendant les cinquante ans qui suivirent, le Nord retomba aux mains de dynasties non chinoises. La Chine du Sud, où se réfugièrent les Jin occidentaux, vit se succéder cinq dynasties chinoises successives : Jin orientaux (317-420), Song (420-479), Qi (479-502), Liang (502-557), Chen (557-589). La capitale, qui se trouvait à Jian Kang (Nankin), devint un important carrefour culturel.

VIII) LA DYNASTIE SUI (581-618)

La Chine retrouva son unité avec la dynastie des Sui, qui avait succédé, en 581, dans le Nord, aux héritiers des Tabghach. Son fondateur, le général Yang Jian, conquit le sud de la Chine et établit sa capitale à Changan (Xian). Les Sui restaurèrent le système administratif centralisé des Han et les concours officiels pour le recrutement des fonctionnaires. Bien que le confucianisme fut la doctrine officielle, le taoïsme et le bouddhisme étaient également reconnus par le régime dans sa formulation d'une nouvelle idéologie impériale. Le bouddhisme, déjà implanté, se répandit rapidement et supplanta progressivement le confucianisme. La dynastie Sui régna sur une courte période mais connut une grande activité. La Grande Muraille fut restaurée, au prix de nombreuses vies humaines. Un système de canaux, qui formera plus tard le Grand Canal, fut construit afin de transporter l'abondante production agricole du delta du Chang jiang jusqu'à Luoyang et dans le nord. L'Empire rétablit sa domination sur le nord du Viêtnam et, dans une moindre mesure, sur les peuples d'Asie centrale. Une campagne militaire longue et coûteuse menée contre un royaume situé au sud de la Mandchourie et au nord de la Corée se conclut néanmoins par une défaite en 616. Son prestige terni, sa population appauvrie, la dynastie Sui fut renversée en 617 par une révolte intérieure commandée par Li Yuan qui fonda la dynastie Tang. Connu sous le titre posthume de Gaozu des Tang, il régna de 618 à 626.

IX) La dynastie Tang (618-907)

La dynastie Tang constitua une période de puissance et de prospérité culturelle sans précédent dans l'histoire de la civilisation chinoise. Le système des examens impériaux utilisé pour le recrutement des fonctionnaires fut encore amélioré (il resta en vigueur jusqu'au XXe siècle). Les organes des gouvernements impériaux et locaux furent restructurés afin de former une administration centralisée. Un code élaboré de droit administratif et pénal fut appliqué. La capitale, Changan, devint un centre culturel, cosmopolite et religieux rayonnant sur tout le royaume. De nombreuses religions et courants de pensée étaient pratiqués (christianisme nestorien, islam, bouddhisme, manichéisme, entre autres). De nouvelles relations commerciales se développèrent avec l'Asie centrale et l'Occident le long des routes empruntées par les caravanes.
À Canton (Guangzhou), de nombreux marchands venus du Proche-Orient pratiquaient le commerce maritime. Sous les Tang, l'influence chinoise s'étendit à la Corée, au sud de la Mandchourie et au nord du Viêtnam. À l'ouest, ils prirent le contrôle du bassin du Tarim et leur influence s'étendait jusqu'à l'actuel Afghanistan. Le système administratif La puissance économique et militaire de l'empire Tang reposait sur un système d'égale répartition des terres entre la population mâle adulte. L'impôt agricole payé par chacun des bénéficiaires de cette répartition constituait la principale recette fiscale du gouvernement. La milice dans laquelle les Chinois devaient effectuer un service périodique constituait la base du pouvoir militaire du régime. Cependant, l'État continua à exonérer d'impôts certaines grandes propriétés et à attribuer de vastes étendues de terre à des privilégiés. Au VIIIe siècle, en raison de la croissance démographique, les paysans bénéficiant des terres allouées par l'État recevaient des parcelles de plus en plus réduites, tout en continuant à payer le même impôt. De nombreux paysans s'enfuirent, réduisant par la même occasion les recettes fiscales de l'État et dépeuplant les forces armées. Un système de commanderies fut alors établi le long des frontières, et la défense confiée à des troupes et des chefs militaires non chinois. La révolte d'An Lushan Les premiers empereurs Tang, dont Li Shimin (626-649), connu sous le titre posthume de Taizong des Tang, furent des monarques compétents. La paix ne revint cependant qu'en 763, grâce à des alliances passées avec des tribus d'Asie centrale. Après la rébellion d'An Lushan, la dynastie des Tang ne retrouva jamais son prestige et sa puissance passés. Le pouvoir perdit notamment le contrôle des commanderies militaires établies aux frontières. Certaines d'entre elles devinrent des royaumes héréditaires et s'attribuèrent les impôts perçus pour le gouvernement central. Ce système de commanderies s'étendit à quelques régions de l'intérieur. Au IXe siècle, l'État ne contrôlait plus réellement que l'actuel Shaanxi. Les dernières décennies de la dynastie des Tang furent marquées par un important essor culturel, encouragé par l'impression des livres, qui favorisa l'unité de la culture chinoise. Ainsi les poètes Li Bai, Du Fu et Bo Juyi, ainsi que le grand prosateur Han Yu (768-824) apparurent alors que le processus de déclin politique était déjà entamé. La croissance sociale et économique permit de préserver l'unité du pays pendant ces années de fragmentation politique. Des guildes d'artisans, l'usage du papier-monnaie et une forte centralisation commerciale se développèrent à la fin de la dynastie.
Le bouddhisme connut une très grande popularité au cours des années pacifiques et prospères des premiers Tang. Mais, vers la fin de leur règne, le recul du bouddhisme fut associé à un renouveau du confucianisme. Une classe de fonctionnaires lettrés, principalement confucéens, s'était alors développée. Ceux-ci considéraient le bouddhisme comme une force néfaste à la société chinoise, notamment en raison de sa puissance économique. En 845, un décret proscrivit toutes les religions étrangères. La même année, l'empereur lui-même entreprit une persécution à grande échelle des bouddhistes. Plus de 4 600 monastères et 40 000 temples et autels furent détruits tandis que 260 000 moines et moniales environ étaient contraints de retourner à la vie séculaire.

X) Les Cinq Dynasties (907-960)

La chute des Tang entraîna une dispersion du pouvoir politique et économique. La Chine connut alors une courte période de division, dite période des Cinq Dynasties. Cinq dynasties éphémères se succédèrent au nord de la Chine, dans la vallée du Huang he, et dix États indépendants se créèrent, la plupart dans le Sud. Durant cette période, la dynastie Liao (907-1125) des Mongols Khitans (peuple nomade toungouse), basée en Mandchourie et en Mongolie, étendit son influence sur les régions situées au nord du Hebei, du Shanxi et du Shaanxi.
Pékin devint la capitale méridionale de leur Empire sino-khitan.
La période des Cinq Dynasties s'acheva en 960 lorsqu'un chef militaire, Zhao Kuangyin, s'empara du trône et proclama la dynastie Song (960-1279). En 978, les Song contrôlaient la plus grande partie de la Chine, à l'exception des régions septentrionales détenues par les Mongols Khitans. On distingue généralement la période des Song du Nord (960-1127), dont la capitale était Kaifeng, de celle des Song du Sud (1127-1279), dont la capitale était Hangzhou, et pendant laquelle la dynastie ne contrôlait plus que le sud du pays.

XI ) Les Song du Nord (960-1127)

Les premiers empereurs Song redoutèrent une dispersion du pouvoir militaire aux frontières, responsable de l'affaiblissement des Tang. Ils limitèrent donc étroitement la puissance de l'armée dans les provinces et la subordonnèrent au pouvoir civil. Dès lors, ce sont les fonctionnaires qui dominèrent chaque aspect du gouvernement et de la société. Leur recrutement par concours, réapparu sous les Tang, fut étendu pour fournir un flux constant de personnel compétent. Les Song réorganisèrent le pouvoir impérial et renforcèrent la centralisation sur la capitale. La structure administrative locale était à peu près celle des Tang. La littérature, les arts (porcelaine fine notamment) et la philosophie continuèrent à se développer sur les voies tracées à la fin des Tang. L'enseignement fleurit, l'économie se développa et se diversifia. Mais la faiblesse militaire allait se révéler une tare chronique.
A la suite de plusieurs défaites contre les Khitans de Pékin (dynastie Liao), les Song signèrent un traité en 1004, leur cédant ainsi à titre permanent la zone qu'ils occupaient le long de la frontière nord, et fixant le paiement d'un tribut annuel. Après de longs combats contre les Xia, à la frontière nord-ouest du royaume, les Song obtinrent à nouveau la paix en échange du paiement d'un tribut en 1044. Au milieu du XIe siècle, ils connurent des difficultés budgétaires. La croissance démographique annihilait celle de l'économie. De plus, les dépenses militaires liées à la défense des frontières septentrionales absorbaient une grande part des recettes annuelles, tout comme les coûts administratifs d'une bureaucratie civile de plus en plus importante. Celle-ci, à mesure que la situation militaire et budgétaire se détériora, se déchira en luttes de factions proposant chacune des mesures différentes. La tentative de réforme En 1069, Wang Anshi, le principal conseiller du jeune empereur, élabora une série de changements radicaux destinés à accroître le revenu de l'État, à réduire les dépenses et à renforcer l'armée. Comprenant que les recettes sont en définitive liées à la prospérité du monde paysan soumis à l'impôt, il proposa plusieurs mesures agraires comme l'attribution de la même superficie agricole à chaque cultivateur, l'instauration de prêts pour aider les paysans lors des semailles et des récoltes, la suppression des corvées, l'établissement d'un impôt progressif sur la richesse ou encore l'achat par l'État des surplus de denrées en vue d'une redistribution en période de famine. Plusieurs de ces réformes furent adoptées, mais rapidement abandonnées en raison de l'opposition des bureaucrates.

XII -Les Song du Sud (1127-1279)

Poussés par leur faiblesse militaire et budgétaire, et pour mieux lutter contre les Liao, les Song s'allièrent, au début des années 1120, aux Jin (1115-1234) de Mandchourie du Nord. Après la défaite des Liao, les Jin se retournèrent contre les Song et envahirent la Chine du Nord, prenant la capitale Kaifeng en 1126. Les Song se replièrent et établirent leur capitale à Hangzhou, dans l'actuelle Zhejiang, en 1127. Sous leur règne, le Sud continua à se développer rapidement. Son rayonnement intellectuel dépassa de loin celui du Nord. Les lettrés eurent une influence grandissante à la cour, sujette aux rivalités entre réformateurs et conservateurs. D'importantes découvertes eurent lieu, comme la boussole, l'imprimerie à caractères mobiles ou la poudre à canon. Grâce à un rapide essor économique, l'État put renforcer sa défense militaire. Le bouillonnement intellectuel de la Chine sous la dynastie des Song du Sud donna naissance à un nouveau système de pensée confucéenne, inspiré d'éléments taoïstes et bouddhistes, connu sous le nom de néoconfucianisme et dont le représentant le plus illustre fut Zhu Xi. Cette nouvelle école était essentiellement centrée sur l'être humain, bien que ses emprunts aux doctrines du bouddhisme lui permissent de présenter une vision plus équilibrée et à long terme de l'univers. Malgré une bureaucratie pléthorique et une détérioration de l'administration, la Chine des Song du Sud ne montra aucun signe d'effondrement intérieur. La dynastie ne finit par tomber que sous les assauts répétés d'une armée mongole nettement supérieure en nombre et après des années de combats. En 1206, une assemblée de toutes les tribus mongoles s'était réunie à Karakorom, en Mongolie, pour confirmer la création de l'unité mongole sous l'autorité de Gengis Khan, l'"!empereur suprême!". Les Mongols entamèrent rapidement une série de conquêtes qui aboutit à la formation du plus grand empire du monde de l'époque. En Chine, Gengis Khan s'empara d'abord de Pékin, la capitale des Jin, en 1215, avant de se rendre maître de tout le nord de la Chine après la reddition de Kaifeng (1233). La conquête du territoire des Song du Sud ne s'acheva cependant qu'en 1279, avec le suicide du dernier empereur et la victoire de Kubilaï Khan, petit-fils de Gengis Khan, qui avait succédé à ce dernier à la tête de l'Empire mongol.

XIII) La domination mongole et la dynastie Yuan (1279-1368)

Kubilaï Khan transféra la capitale mongole de Karakorom à Pékin qu'il nomma Cambaluc . En 1279, il fonda la dynastie Yuan. Il dirigea un immense empire qui s'étendait de l'Europe orientale à la Corée, et du nord de la Sibérie à la bordure septentrionale de l'Inde. Lui et ses successeurs empruntèrent aux Song l'essentiel de leur système administratif. Bouddhistes lamaïques, ils ne cherchèrent pourtant pas à se siniser. Le règne de Kubilaï Khan constitua l'apogée du pouvoir mongol. Les communications furent considérablement améliorées et les routes commerciales de l'Asie centrale, entièrement sous contrôle mongol, plus sûres que jamais. Pour cette raison, les échanges entre l'est et l'ouest s'intensifièrent. Des missionnaires et des commerçants vinrent en Chine, apportant avec eux des nouveautés dans le domaine des courants de pensée, des techniques, de l'alimentation, ou bien des médicaments. Le plus connu des voyageurs européens fut sans doute le négociant vénitien Marco Polo qui séjourna à Cambaluc (Pékin) et à la cour de Kubilaï Khan de 1275 à 1292. Dans le Livre des merveilles du monde, il dépeint de façon vivante la splendeur de l'Empire mongol. Pendant ce temps, le mécontentement grandissait dans le pays. Les Chinois soumis étaient brimés par le pouvoir en place. La classe des mandarins lettrés s'irritait de l'interdiction faite aux Chinois de détenir des postes importants. L'inflation et une fiscalité écrasante alimentaient la grogne des paysans. Les années 1330 et 1340 furent marquées par de mauvaises récoltes, la famine dans le Nord et des crues dévastatrices du Huang he. Au cours des années 1340, des soulèvements se produisirent dans presque toutes les provinces. Durant les dix ans qui suivirent, plusieurs chefs rebelles apparurent. En 1357, le Sud échappa aux Mongols. Par la suite, un ancien moine bouddhiste, Zhu Yuanzhang, s'allia avec les nationalistes du "!Turban rouge!". Il réussit à reconquérir tout le bassin du Chang jiang, se proclama empereur sous le nom de Hongwu et fonda la dynastie des Ming. En 1371, alors que les chefs militaires mongols étaient divisés par des rivalités internes, il s'attaqua au nord de la Chine et prit Pékin. Les Mongols se replièrent sur leur base de Mongolie d'où ils continuèrent à harceler les Chinois.

XIV ) La dynastie Ming (1368-1644)

Les Ming commencèrent par établir leur capitale à Nankin (Nanjing) et restaurèrent la civilisation chinoise des Tang et des Song. La puissance chinoise se réaffirma en Chine et dans toute l'Asie orientale. Un gouvernement civil fut rétabli, la littérature encouragée, des écoles fondées et l'administration de la justice réformée. L'Empire fut divisé en 15 provinces, dont la plupart portent encore leur nom initial. Chaque province était supervisée par trois commissaires chargés respectivement des finances, des affaires militaires et de la justice. Le commissaire chargé des finances, qui dirigeait l'administration, fut remplacé à la fin de la dynastie par un gouverneur. Sous l'empereur Yongle (1403-1424), la Grande Muraille fut consolidée et agrandie. Les tribus de Mongolie ayant été définitivement vaincues, la capitale de l'Empire fut transférée en 1421 à Pékin, où commença la construction de la Cité interdite. Yongle rétablit également le système du tribut, par lequel les États non chinois d'Asie orientale reconnaissaient la suprématie culturelle et morale de la Chine. Plusieurs expéditions navales, conduites par l'amiral et eunuque Zheng He, révélèrent le pouvoir des Ming dans toute l'Asie du Sud-Est, dans les États indiens et jusqu'à Madagascar. Grâce au développement de l'irrigation, la famine recula, l'agriculture prospéra et la population augmenta. Vers 1600, la Chine comptait près de 150 millions d'habitants.
À partir du milieu du XVe siècle, le pouvoir des Ming déclina. Les nomades des steppes s'attaquèrent aux provinces du Nord. La compétence des dirigeants se dégrada. Les eunuques commencèrent à exercer une grande influence sur l'empereur, provoquant mécontentement et luttes de factions à la Cour. Sous le règne de Wanli, les tensions opposant les eunuques aux fonctionnaires débouchèrent sur de graves troubles politiques. L'influence des eunuques se renforça et s'étendit à tous les domaines de l'État (police, finances, gouvernement). Parallèlement, des relations maritimes s'étaient établies avec le monde occidental. Arrivés les premiers en 1514, les Portugais installèrent un comptoir commercial à Macao en 1557. Après 1570, le commerce se développa entre la Chine et les colonies espagnoles des Philippines. En 1619, les Hollandais s'installèrent à Taiwan et prirent possession des îles Pescadores (Penghu). Des missionnaires jésuites, dont Matteo Ricci, arrivés d'Europe dans la seconde moitié du XVIe siècle, répandirent les connaissances occidentales et le christianisme. Leur sagesse et leur culture leur valurent rapidement une position respectée à la cour des Ming. Toutefois, ils ne réussirent pas à implanter durablement le christianisme ni la pensée scientifique occidentale.
Vers la fin du XVIe siècle, le trésor impérial avait été épuisé par le coût de la lutte contre les incursions répétées des Mongols et les raids des pirates japonais, les Wokou, qui ravagèrent la côte sud-est pendant tout le XVIe siècle. Une campagne de sept ans contre les troupes japonaises débarquées en Corée, en 1592, laissa les finances de l'État exsangues. La chute des Ming fut provoquée par une rébellion née dans la province du Shaanxi, confrontée à la famine et au chômage. La révolte fut conduite par Li Zicheng, un ancien berger, qui parvint à prendre Pékin en 1644, avec une armée de 300 000 hommes, les troupes de l'Empire étant alors déployées sur la Grande Muraille. Le dernier empereur de la dynastie Ming se suicida. Le chef des armées Ming, le général Wu Sangui, fit alors appel aux Mandchous, pour l'aider à chasser les rebelles de la capitale. Mais, une fois leur mission achevée, les Mandchous refusèrent de quitter Pékin et fondèrent une nouvelle dynastie, la dynastie Qing. Réfugiés en Chine méridionale, les derniers Ming tentèrent sans succès de rétablir leur régime.

XV) La dynastie mandchoue des Qing (1644-1912)

C'est sous la dynastie mandchoue que le pouvoir de l'Empire chinois connut l'apogée de ses deux mille ans d'histoire, jusqu'à son effondrement, au début du XXe siècle, imputable à la fois à une décadence intérieure et aux pressions extérieures exercées par l'Occident.
Maîtres de la Chine, les Mandchous cherchèrent à se siniser, tout en brimant les Chinois, contraints par exemple à porter la natte, signe de leur soumission. L'organisation politique était largement fondée sur celle des Ming, bien que plus centralisée. L'administration centrale dépendait d'un nouvel organe gouvernemental, le Grand Conseil, qui traitait les affaires militaires et politiques de l'État, sous les ordres directs de l'empereur. À Pékin, un Chinois et un Mandchou géraient chaque direction administrative. La bureaucratie traditionnelle et le système des examens impériaux, reposant en grande partie sur la connaissance des classiques confucéens, furent maintenus. À la fin du XVIIe siècle, les Qing éliminèrent toute opposition favorable au retour des Ming. Ils écrasèrent dans la foulée une rébellion lancée par des généraux chinois qui, en échange de leur soutien, avaient reçu des domaines semi-autonomes dans le sud.
Le XVIIIe siècle fut une période de paix et de prospérité sans précédent. L'ordre intérieur régna dans tout l'Empire. La dynastie atteignit son apogée sous Kangxi (1662-1722) et surtout sous Qianlong (1736-1796). Les Chinois furent mieux traités. La Chine établit une solide influence sur la Mandchourie, la Mongolie, le Xinjiang et le Tibet. Le Népal subit à son tour le joug chinois. La Birmanie dut payer un tribut, tout comme les îles Ryukyu. La Corée et le nord du Viêtnam reconnurent la suzeraineté de la Chine tandis que Taiwan était incorporée à l'Empire. La population connut une forte croissance démographique (313 millions d'habitants en 1794) que ne parvint pas à suivre la production. À la fin du règne de Qianlong, la situation des paysans s'aggrava tandis que les ressources financières du gouvernement étaient rognées par la politique d'expansion territoriale et la corruption croissante des fonctionnaires. Les troupes mandchoues, en garnison dans toute la Chine, contribuèrent à ruiner l'économie, et se montrèrent peu aptes à assurer une défense efficace après des générations de paix. À la fin du XVIIIe siècle, les Mandchous restaient réticents au développement des relations commerciales. Le commerce avec l'étranger était alors confiné au port de Canton, et les négociants contraints de passer par l'intermédiaire d'un nombre limité de commerçants chinois, groupés en associations, les Cohong (gonghang). Les nations les plus présentes étaient alors le Royaume-Uni (de loin la plus importante), la France et les États-Unis. Au départ, les échanges favorisèrent l'économie de la Chine, car la Grande-Bretagne achetait du thé et payait en métal-argent. Au cours des années 1780, les marchands britanniques développèrent le commerce de l'opium indien en Chine alors que ce produit était prohibé depuis 1731. En 1800, ce marché s'étant largement développé, les échanges commerciaux devinrent excédentaires pour la Grande-Bretagne. L'hémorragie de métal-argent chinois, provoquée par le commerce florissant de l'opium, aggrava les difficultés budgétaires que connaissait déjà le gouvernement des Qing. La pression étrangère Le XIXe siècle fut marqué par une détérioration rapide du système impérial et par un accroissement de la pression occidentale, puis japonaise. Les relations commerciales entre la Chine et la Grande-Bretagne s'envenimèrent. Les Britanniques cherchaient à tout prix à étendre leurs échanges au-delà de Canton et des limites imposées par la Chine. Pour parvenir à leurs fins, ils tentèrent d'établir avec les autorités chinoises des relations diplomatiques similaires à celles qu'ils entretenaient avec les États occidentaux. Mais la Chine, qui vivait depuis longtemps en autarcie économique, n'était guère intéressée par le développement de ses échanges commerciaux. Par ailleurs, les Chinois souhaitaient mettre fin aux importations illégales d'opium par les négociants britanniques, qui ruinaient les bases fiscales et morales de l'Empire et creusaient le déficit extérieur du pays. En 1839, des fonctionnaires confisquèrent et détruisirent de grandes quantités d'opium saisies sur des bateaux mouillant à Canton. La Grande-Bretagne, refusant de mettre un terme à ce négoce lucratif, déclencha les hostilités à la fin de 1839 avec l'envoi d'un corps expéditionnaire .
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# Posté le mercredi 20 avril 2005 07:41

la capitale de la chine : PEKIN

la capitale de la chine : PEKIN
Un pays à l'échelle d'un continent : La chine occupe une superficie de 9 600 000 km², équivalente à celle de l'Europe entière.

Laissez-vous séduire par la Chine et son passé glorieux, ses paysages magnifiques, sa culture millénaire et ses coutumes nationales. Vous apprécierez les différents attraits de ce pays tout au long de ce périple, de Pékin à Hong Kong, en passant par les paysages de Guilin, sans oublier le berceau de la civilisation chinoise, Xian.

Pékin "Capitale du Nord" : A Pékin, on vient chercher le secret de la Chine impériale dont fut l'ultime capitale, ou celui de la Chine populaire tout aussi méconnue et déconcertante. Pékin a conservé en grande partie une physionomie imposée par le protocole et les cultes impériaux . Pékin, ville-musée est aussi une ville-palais.

Tien An Men, la plus grande place urbaine du monde est le centre de Pékin. Symbole de la Chine moderne, la place est entourée par le palais de l'Assemblée du Peuple, le musée d'Histoire de la Chine et de la révolution. C'est là également que se trouve le mausolée du président Mao. Par la Porte de la Paix Céleste on accède à la Cité Interdite.

La Cité Interdite était le c½ur de la chine entre 1420 et notre siècle. Vingt quatre empereurs des Ming et Qing ont vécu dans les palais, les pavillons et les cours, et n'apparaissaient que très rarement au-delà des murs rouges de leur résidences de 120 hectares.

Chef-d'½uvre de l'architecture Ming, le Temple du Ciel a été construit au XVème siècle dans un style très différent du Palais Impérial. Il servait de cadre aux rituels importants destinés à perpétuer le règne de la dynastie.

Serpentant sur 6000 km à travers les montagnes du Nord de la Chine, la Grande Muraille est une des merveilles du monde. On peut aller la découvrir à quelques kilomètres au Nord de Pékin au Mont Badaling.

Xian : Cet écrin de la civilisation chinoise est devenu avec la découverte de l'armée de terre cuite de Qin Shihuangdi une des ville les plus visitées de Chine. Les statues de chevaux et guerriers, environ 6000, grandeur nature gardent en formation de bataille le tombeau de l'empereur non encore excavé et dont le contenu demeure un mystère. Ce site est extraordinaire et incontournable dans le voyage.
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# Posté le mercredi 20 avril 2005 07:48

POLITIQUE

POLITIQUE
Le régime chinois est une démocratie populaire à parti unique et d'inspiration marxiste-léniniste. L'avènement de la République populaire en 1949 a introduit un changement profond dans les institutions. Depuis, le pays a élaboré quatre Constitutions. La première (1954), calquée sur la Constitution de l'URSS de 1936, fut la plus stalinienne et la plus totalitaire. Deux autres lui succédèrent en 1975 et 1978. En 1982, une nouvelle Constitution fut acceptée, plus conforme aux nouvelles orientations du régime, et comportant 138 articles répartis en 4 chapitres. Néanmoins, son préambule indique que le régime politique de la Chine reste une dictature du prolétariat conduite par le Parti communiste et reposant sur un front uni pouvant inclure des partis démocratiques.
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# Posté le mercredi 20 avril 2005 07:52